Conférences

La céleustique et les chants militaires

Ouvrez le banc… et fermez le ban.
Mesdames, Messieurs,

Quand on pense chants militaires, on imagine parfois des voix graves, des bottes bien alignées… et un chef qui bat la mesure avec plus d’autorité qu’un métronome suisse — sans bémol, évidemment, et sans fausse note.

Heureusement, notre conférencier d’aujourd’hui est là pour nous rappeler que derrière la rigueur militaire, il y a aussi de l’histoire, de la transmission, de la mémoire… et même un certain sens du rythme — le tout, la fleur au fusil.

Le lieutenant-colonel (R) Thierry Bouzard est docteur en histoire et enseigne depuis cinq ans l’histoire de la musique militaire au Commandement des musiques de l’Armée de Terre. Autrement dit, si une note est fausse ou si un chant est mal daté, il le sait… et il sait surtout pourquoi.

Il est également à l’origine de la nouvelle édition du Carnet de chants de la Légion étrangère, publiée en 2024, du Grand Recueil des chants légionnaires en 2025, et il a été missionné pour réaliser le futur Carnet de chants de l’Armée de Terre qui paraîtra en 2026. Oui, même les chants avancent selon un calendrier opérationnel — rigoureux, mais jamais monotone.

Auteur de nombreux ouvrages consacrés à la musique militaire, aux signaux d’ordonnance et au chant dans les armées, il va aujourd’hui nous parler d’un sujet à la fois exigeant et passionnant : la céleustique et les chants militaires — ou comment, depuis des siècles, la musique sert à commander, rassembler… et parfois marcher au pas sans râler.

Je vous invite donc à tendre l’oreille — nul besoin de chanter juste, seulement d’écouter attentivement — et à accueillir chaleureusement, sans bémol et sans fausse note, le lieutenant-colonel (R) Thierry Bouzard.

Les troupes Italiennes sur le Front de l’Est – 1941 – 1943

Sur le front de l’Est, des paysannes russes ont parfois sauvé des soldats italiens. Derrière les grandes batailles, il y avait aussi des hommes. Une conférence pour comprendre cette guerre autrement. On connaît tous la campagne de Russie : la neige, Stalingrad, les chars, les grandes batailles. Mais on ignore presque tout d’une armée qui y a pourtant laissé des dizaines de milliers d’hommes : les soldats italiens. Ils n’étaient ni des figurants, ni des soldats de parade. Envoyés sur le Don sans équipement d’hiver suffisant, ils ont tenu un front immense, combattu, puis vécu une retraite tragique dans la steppe glacée. Et pourtant, au cœur de cette guerre d’une brutalité extrême, il s’est produit des scènes inattendues : dans certains villages russes, des paysannes ont caché des Alpini gelés pour les empêcher de mourir.

La conférence de Sébastien Thomas

L’interview après conférence du mardi 24 février 2026